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_______'__________________Harry,_____________________
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_______'__-_______Idéal ? Je me sens flatté_____________
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_______'____-__L'Amour ? Une illusion romantique____'__-_
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_______'____-Tomber amoureux ? Plutôt mourir... ____-__
_______'________Je suis trop indépendant pour ça. ________
_______'________Je profite mais je n'aime pas...______-___
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_______'__Sarcastique ? Crois moi on le devient forcément_
_______'_____lorsque son père se nomme Lucius Malfoy____
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_______'__Pourquoi ? Réflexes auto défensifs, sans doute--
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_______'______Quels souvenirs ais-je gardé de toi__'_-__
_______'____________ depuis cette nuit-là ?_____-_-_____
_______'______Des hanches étroitement masculines,-______
_______'______Des mains longues et sensuelles_-_-_______
_______'______Des lèvres douces et langoureuses_--_-__-_-
_______'______-__Un parfum d'aphrodisiaque__-_____-__-__
_______'__________Une candeur irrésistible_______________
_______'_-__C'est ainsi que je te définirais cette nuit là_-_--
_______'__________Depuis, je ne te définis plus.__________
_______'______Je te retourne les mêmes questions, ___-___
_______'______changeons sarcasme par amertume.________
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_______'______---_-_-_DM ni plus ni moins______________
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« L'amour élève ou abaisse, il ne nous permet donc pas de rester nous-même »



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---- Et v0ila c'était un c0urt extrait de la merveilleuze ficti0n de Dark Setsuna, Un Malef0y n'aime pas, que j'ad0re par dessus t0ut. Cette ficti0n c0mpte a l'heure actuelle 39 chapitres, et n'est pas enc0re achevée par s0n auteur. Malheureuzement cela fait maintenant plus de deux ans qu'elle n'y a plus t0uché... mes esp0irs se s0nt env0lés à l'ie de p0uv0ir, un j0ur , lire la suite. Mais b0n je v0us d0nne c0mme meme l'adresse car elle merite d'etre lue.



ART : Lilithium

# Posté le jeudi 30 mars 2006 14:11

Modifié le jeudi 01 mai 2008 16:15

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Une de mes 0ne Sh0rt c0up de c0eur...

L'auteur se n0mme Shakes Kinder Pinguy. Malheureusement elle n'est pas une scialiste du Drarry, d0mmage p0ur n0us. En revanche n'hesitez pas à lire celle ci, elle vaut la lecture !


« Je suis venu. »

Il regarde autour de lui. La pièce est plutôt sombre ; il peut voir un canapé, une table, quelques chaises. Trois portes.

« Vous n'êtes pas seul. »

La voix est un peu étrange, mais il ne s'y attarde pas. Il entend comme un bruit de glissement, pourtant personne n'apparaît.

« Je ne viens pas à un rendez-vous donné par un inconnu seul.

– Vous avez changé depuis votre scolarité. »

Le glissement reprend ; il se sent mal à l'aise, mais ne le montre pas.

« Que voulez-vous ?

– Je suis un Mangemort. »

Il ferme les yeux un court instant.

« Que voulez-vous ? répète-t-il.

– Ce que veulent tous les Mangemorts : vous, bien entendu. »

Il retient son souffle, pense aux deux autres derrière la porte, prêts à bondir au moindre danger.

« Mais je ne suis pas là pour ça aujourd'hui », reprend la voix, moqueuse.

Une pause.

« Je suis venu trahir Voldemort. »

Il tire une chaise, s'assoit. Ce n'est pas le premier Mangemort qui vient à eux. Depuis la fin de leur scolarité un an plus tôt, Pansy Parkinson, Gregory Goyle et bien d'autres sont venus demander asile. Blaise Zabini a été le premier d'entre eux à revenir : deux semaine après sa « disparition », il se présentait à Poudlard, suppliait qu'on le cache, toute fierté rentrée, prêt à donner tous les renseignements possibles pour obtenir leur protection.

D'autres par contre participent activement à combattre l'Ordre du Phénix, mais il ne veut pas y penser maintenant. Ce n'est pas le moment.

« Je vous crois », dit-il.

Un rire un peu froid accueille sa déclaration.

« Finalement vous n'avez pas tant changé que cela, Harry Potter. Que vaut la parole de quelqu'un que vous ne connaissez pas ? »

Harry remet ses lunettes en place d'un air absent.

« Vous avez prononcé son nom. Vous n'avez plus peur de Voldemort.

– Je serais un idiot de ne pas avoir peur de lui. »

Harry acquiesce, cherche des yeux le corps qui appartient à la voix sans le trouver.

« Mais vous ne craignez plus sa « toute-puissance ». Très bien, vous voulez vous opposer à Voldemort. Je ne m'en plains pas, mais pourquoi vouloir absolument ne parler qu'à moi ? Vous ne trouvez pas ça un peu cliché ?

– Je ne vous ai pas choisi pour vos beaux yeux. Je ne veux parler qu'à vous, car je ne peux parler qu'à vous. »

Le glissement se rapproche, et un serpent apparaît. C'est un reptile étrangement beau, long et fin, de couleur argenté, au regard froid. Son corps brille faiblement.

Une tâche noire salit sa peau.

La marque des Mangemorts.

Harry comprend enfin pourquoi sa voix lui paraissait étrange : il lui parlait en Fourchelang.

« Vous êtes un Animagus, murmure-t-il sans reculer alors que le serpent se redresse à sa hauteur comme pour l'hypnotiser.

– Exact. Je ne suis pas venu me cacher parmi vous, Harry Potter. Je donnerai des informations utiles. Je serais un espion et en tant qu'espion vous ne me verrez que sous cette forme-là. C'est moi qui vous dirai quand nous nous rencontrerons, toujours ici. Je suis le Gardien du Secret de cet endroit. Vous seul pourrez y pénétrer, personne ne saura que vous y êtes. Vous pouvez bien amener vos deux gardes du corps si cela vous chante, mais toujours les mêmes, et ils n'entreront jamais.

– Comment savoir que ce n'est pas un piège ? demande Harry. Je n'ai pas à vous croire. »

Le serpent rapproche la tête de son visage. Harry ne bouge pas. Il a vite appris que quoiqu'il arrive, il ne faut pas montrer sa peur.

« C'est à vous de voir, Harry Potter. C'est à vous de savoir saisir cette opportunité. Voici ma première information : l'Escadron Ecarlate prépare une descente lundi prochain sur Hungston. »

Harry s'assombrit. Hungston, le village où les familles des membres connus de l'Ordre du Phénix ont été cachées. Il se lève.

« Très bien. Nous suivrons vos renseignements. Merci. »

Il se dirige vers la porte, le serpent l'interpelle :

« Vous ne voulez pas savoir pourquoi je trahis Voldemort ? »

Harry ne se retourne pas.

« Ce ne sont pas vos raisons qui m'intéressent, mais vos informations. »

OOO


« Un Animagus ? répète Grégory. Non. Je vois pas. »

Harry se passe une main fatiguée sur le visage. La nouvelle politique de Voldemort fonctionne à merveille.

Diviser pour mieux régner.

Aucun Mangemort ne sait qui sont les autres, ils ne se rencontrent que le visage couvert et ne se connaissent que par pseudonymes. Seul Voldemort et ses plus anciens serviteurs connaissent leur identité. Ainsi, les transfuges ne peuvent trahir leur anciens « camarades ».

« Harry ? »

Il se retourne, esquisse un sourire à Justin Finch-Fletchley.

« Alors ?

– L'appartement est à ton nom. Ce Mangemort a bien fait les choses, c'est un cadeau plutôt sympa, non ? En tout cas, on n'a aucun moyen de savoir qui il est !

– Tant pis, soupire Harry. On prend le risque. Il faut prévenir Sirius et Hermione pour voir ce qu'on peut faire pour Hungston.

– C'est l'Escadron Ecarlate, t'as dit ?

– Oui. Rien de bien neuf... Préviens juste Seamus et Blaise pour la réunion, c'est pas la peine de déranger les autres.

– Et si c'est un piège ? » demande Grégory, sourcils froncés.

Harry hausse les épaules.

« Risque à prendre. »

OOO

« Vous aviez raison, dit Harry.

– J'ai toujours raison », réplique le serpent.

OOO

Deux mois et demi plus tard, Harry vient aux rendez-vous sans Grégory Goyle et Ernie MacMillan pour le protéger. L'espion a gagné sa confiance, des centaines de vies ont été sauvées. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l'Ordre du Phénix semble avoir l'avantage.

« Vous n'avez pas peur de vous faire prendre ? demande Harry.

– Je n'en ai pas l'intention.

– Pourtant, ils doivent bien se douter qu'il y a un espion...

– Ce n'est pas le cas. Et même s'ils soupçonnaient quoique ce soit, ce n'est certainement pas moi qu'ils viendraient accuser. »

Harry tend la main vers le serpent sans le toucher.

« Vous êtes un haut gradé, n'est-ce pas ? L'un de nos stratèges pense même que vous êtes entrés chez les Mangemorts avec l'intention de les trahir dès le début.

– Supposez autant que vous voulez, s'amusa le seprtent, mais méfiez-vous de John Kayes et Millie Orden. Ce ne sont pas des fuyards.

– Comment savez-vous ça ? Ils ont passé le test du Véritaserum !

– Le Véritaserum n'est pas infaillible, Voldemort sait le contourner. Croyez-moi, gardez-les en otage. »

OOO

« Pourquoi vous ne m'avez pas prévenu ?!

La voix de Harry a des intonations de rage désespérée.

« Je n'en ai pas eu le temps. Je me serai trahi, l'Ombre Blanche agit toujours très vite. »

A ce nom le regard de Harry se remplit de haine et de fureur.

« Un jour, je l'attraperai et je le tuerai de mes propres mains ! crache-t-il.

– Vous me feriez presque peur, s'amuse le serpent. Tant de haine dirigée vers quelqu'un d'autre que Voldemort ? On dirait presque une affaire personnelle...

– C'est une affaire personnelle, réplique Harry sombrement. Avec lui, ça a toujours été une affaire personnelle.

– Vous en parlez comme si vous connaissiez l'Ombre Blanche...

– Je reconnaîtrais Draco Malfoy sous n'importe lequel de ses déguisements. »

Le serpent penche la tête, de plus en plus amusé.

« Voilà une grave accusation, et sans preuve, de plus... Draco Malfoy, l'Ombre Blanche ? Vous lui faites un beau compliment, vu l'efficacité qu'il montre. Etrange, pour quelqu'un que vous méprisez autant !

– Je ne l'ai pas toujours méprisé, réplique Harry d'un air soudain fatigué. Je le respectais. Draco Malfoy est quelqu'un d'extrêmement intelligent, qui faisait l'imbécile. Mais j'ai toujours cru qu'il avait un peu plus de respect pour lui-même. J'ai sincèrement espéré jusqu'au bout qu'il ne se donnerait pas à Voldemort, qu'il ne s'abaisserait pas à ça. »

Harry serre les poings.

« Lorsqu'il est parti le rejoindre, j'ai pris ça comme une trahison personnelle.

– Je vous croyais rivaux.

– Nous l'étions. Et c'est cette rivalité qu'il a trahi en rejoignant Voldemort ! Je voulais que Draco Malfoy cherche à prouver qu'il est le meilleur en devenant le génie de l'Ordre du Phénix, en sauvant plus de personnes que moi ! Pas en tuant des innocents.

– Peut-être l'avez-vous surestimé, dit le serpent d'un ton grave.

– Non, répond Harry avec un sourire fatigué. Aussi étrange que cela puisse être concernant quelqu'un d'aussi orgueilleux que Draco Malfoy, je crois que c'est lui qui s'est sous-estimé. »

OOO

« Vous aviez encore raison,.

– Je sais, je vous ai déjà dit que j'ai toujours raison. ...Pourquoi, cette fois ? »

Harry se met à rire, s'assoit par terre près du serpent.

« Malfoy a fait de ceux qu'il a attaqué des otages et les a échangés contre John Kayes et Millie Orden. Vingt personnes contre deux, vous pouvez m'expliquer ça ?

– Kayes et Orden sont des Mangemorts de haut rang, je savais qu'ils seraient utiles à un moment ou à un autre. Voldemort tient à eux, ils lui sont précieux. L'Ombre Blanche a trouvé un moyen de se faire bien voir du Seigneur des Ténèbres en échangeant vingt otages inutiles contre deux Mangemorts très utiles. »

Le Gryffondor rit de nouveau.

« Moi je crois que vous saviez tout ça depuis le début, dit-il. Vous saviez que Malfoy attaquerait, qu'on ne pourrait rien y faire, et donc vous m'avez offert Kayes et Orden !

– Vous me donnez plus de crédit que je n'en ai.

– N'essayez pas d'être modeste, ça ne vous va pas !

– Je dois me sentir offensé ?

– À peine ! » sourit le jeune homme aux yeux verts.

OOO

« Vous êtes blessé. »

Harry sursaute, referme la porte derrière lui, une main sur le bras.

« Ce n'est rien...

– Pourquoi vous ne vous êtes pas soigné ?

– Je n'ai pas eu le temps, j'ai eu peur d'être trop en retard et que vous ne veniez plus.

– Ne soyez pas ridicule ! Quoique j'aie horreur d'attendre, et encore plus pour rien, je ne vais pas changer d'avis parce que vous ratez un rendez-vous. Posez votre baguette sur la table.

– Pardon ?

– Posez votre baguette sur la table. »

Le ton est autoritaire, un peu agacé, et autre chose que Harry ne sait pas identifier. Il hésite.

« Vous m'en demandez beaucoup, murmure-t-il.

– Je suis toujours exigeant. Lorsque je veux quelque chose, je le veux entièrement. Votre confiance, comme toute autre chose. »

Harry inspire, nerveux, puis pose sa baguette sur la table avant de s'éloigner de quelques pas. Il se sentait soudain plus vulnérable que sur un champ de bataille.

« Vous êtes vraiment idiot, Harry Potter, soupire le serpent. Ne bougez pas. »

Harry frissonne, la douleur dans son bras devient plus aiguë ; la lumière dans la pièce disparaît entièrement, comme absorbée. Il a la désagréable impression d'être aveugle.

Harry n'a pas peur du noir. Il a passé toute son enfance dans un placard obscur en compagnie de quelques araignées. Mais ça, ce n'est pas de l'obscurité. Aucune lumière ne passe, il n'y a pas le moindre reflet. Même un chat n'y verrait rien.

Il entend le glissement du serpent qui se rapproche, son c½ur bat un peu plus vite.

Puis il y a une présence près de lui. Une présence humaine.

Harry retient son souffle, deux mains se posent sur sa chemise, deux mains qui déboutonnent le vêtement avec rapidité et agilité. Figé, il n'ose pas bouger. Il sent la respiration de l'autre sur sa joue, un souffle humain.

On lui retire sa chemise, pose une main sur sa blessure, Harry se crispe et fait la grimace. Comment l'espion peut-il voir ce qu'il fait ?

Harry réalise alors que peut-être ce sort d'obscurité qui l'aveugle n'a pas d'effet celui qui l'a lancé. Cette idée est désagréable.

Les mains sont douces sur sa peau, elles sembleraient presque le caresser s'il n'y avait pas la blessure.

Puis, quelque chose de glacé sur son bras, il étouffe un cri, et plus rien, comme si... comme si son bras avait été guéri. Deux doigts frais caressent la peau abîmée pour vérifier, puis disparaissent. Quelques instants plus tard, la lumière réapparaît, le serpent se trouve face à Harry.

« Imbécile ! Votre blessure était enduite de poison ! Encore quelques heures et vous seriez mort ! Je n'ai pas pu la guérir complètement, vous devrez vous faire soigner correctement une fois rentré à Poudlard.

– Merci, murmure Harry, puis plus fort : Je croyais que vous vouliez me tuer... »

Si le serpent avait des sourcils à hausser, il le ferait, mais le mouvement de son corps traduit la même perplexité.

« Je ne me souviens pas avoir dit ça. »

Harry s'apprête à répéter l'une des premières paroles que l'espion lui a dite : Ce que veulent tous les Mangemorts : vous.

Mais il se mord la langue et rougit, embarrassé.

OOO

« Tu peux pas savoir ce que c'est perturbant de se faire charmer par un serpent, Ron... »

Le rouquin explose de rire et ébouriffe un peu plus les cheveux de son ami.

« Y'a qu'à toi que ça arrive, ce genre de chose, Harry ! »

OOO

« Je vois que vous vous êtes installé », remarque le serpent.

Harry jette un coup d'½il autour de lui. Il y a une nappe sur la table, les chaises ont été rangées. Des livres ont désormais leur place sur la bibliothèque.

Dans la chambre, derrière l'une des portes, il a changé les rideaux et les draps du lit. Et dans la kitchenette, derrière la seconde porte, les placards sont pleins, le frigo a enfin une utilité. La salle de bain, derrière la troisième, a aussi été rangée.

« Puisque je suis chez moi... dit-il avec un sourire.

– Ah, je me demandais quand vous y viendriez...

– Maintenant semble être le bon moment. Pourquoi cet endroit est à mon nom ?

– Pas de raison particulière. Ça me semblait plus simple.

– Vous êtes donc le Gardien du Secret d'un appartement qui juridiquement est à moi, mais financièrement est à vous. Nous sommes donc chez nous. Si vous voulez rajouter un tableau, allez-y, mais demandez-moi avant de repeindre la chambre. »

Le rire étrange du serpent résonne dans les oreilles de Harry.

« Vous êtes vraiment quelque chose. »

Harry ramène les genoux contre sa poitrine et pose la tête dessus.

« Pourquoi avez-vous trahi Voldemort ?

– Je croyais que mes raisons ne vous intéressaient pas. »

Harry hausse les épaules et baisse les yeux.

« Maintenant, j'ai envie de savoir.

– Je n'aime pas plus tuer des Moldus que noyer une portée de chiots. »

Le regard de Harry se fait interrogateur et l'Animagus développe avec un soupir.

« Ne vous méprenez pas. Je n'ai pas d'affection pour les Moldus. Mais je ne vois pas l'intérêt de les massacrer. C'est un jeu d'enfant, comme arracher les ailes d'une mouche.

– Vous appelez cette guerre un jeu d'enfant ? s'exclame Harry, scandalisé.

– Non. Mais elle a commencé à cause d'une colère d'enfant. Pensez aux origines de Voldemort : s'il avait été accepté par son père, il ne serait jamais devenu ce qu'il est. Cette guerre est bien une vengeance de petit garçon. »

Harry ferme les yeux. N'a-t-il pas autant de raisons que Tom Jedusor de haïr les Moldus ? Ce n'est pas à cause des Dursley qu'il va haïr tous ceux qui ne sont pas sorciers. En fait, il aurait même honte que des gens comme les Dursley aient pu avoir une influence quelconque sur sa vie. Jedusor haïssait son père mais a tout fondé sur lui. En un sens, il a perdu contre cet homme.

« En gros, vous avez trahi Voldemort parce que la guerre vous fait perdre du temps.

– On peut dire ça.

– Je n'aime pas votre explication, déclare Harry.

– Je croyais que ça ne vous intéressait pas, répète l'Animagus.

– Maintenant si, parce que je vous apprécie. Alors c'est important.

– Faites-vous une raison, répond l'espion, amusé. Tout le monde ne peut pas être comme vous le voulez.

– Ça n'aurait pas de sens, acquiesce Harry. Mais je suis heureux que vous n'aimiez pas tuer les Moldus. Vous n'aimez pas les chiens ?

– Pourquoi cette question ? fait le serpent, surpris.

– Vous les avez comparés à des Moldus. « Je n'aime pas plus tuer des Moldus que noyer une portée de chiots », blabla, imite Harry.

– Je préfère les chats, mais je n'ai rien contre les chiens.

– Moi je préfère les chiens.

– Vous êtes un Gryffondor, ça ne m'étonne pas...

– Il ne faut pas dire ça, réplique Harry. Mon amie Hermione préfère les chats ! C'est une Gryffondor aussi. Vous faites toujours des généralités.

– Non...

– Si. Vous classez toujours les choses. Je vous soupçonnerais d'être un Serpentard, mais ce serait aussi faire une généralité, sous prétexte que votre Animagus est un serpent, alors qu'à tous les coups vous êtes un Poufsouffle.

– Potter ! Pas d'insultes, je vous prie ! s'indigne l'espion d'argent.

– Ah, ah ! Cette fois c'est sûr, vous êtes un Serpentard, triomphe Harry.

– Harry...

– Non, non, ne protestez pas, j'en suis sûr. Vous ne pouvez être un Gryffondor à cause de votre commentaire sur les chiens et les Gryffondors, et vous n'auriez pas réagi en criant à l'insulte si vous aviez été un Serdaigle. »

Le serpent, amusé, fixe Harry.

« Est-ce que cela change quelque chose ? demande-t-il.

– Oui, ça me permet de mieux vous connaître. Je sais beaucoup de choses sur vous maintenant, dit Harry en les énumérant sur ses doigts. Nous avons presque la même taille, vous aimez les chats, vous étiez un Serpentard, vous me connaissiez à Poudlard, donc vous deviez y être élève en même temps que moi, vous êtes un Animagus non enregistré, et par conséquent un sorcier doué. Enfin, vous avez assez d'argent pour pouvoir acheter un appartement dans le seul but de me faire la conversation.

– Vous avez une manière spéciale de voir les choses, remarque le serpent. Acheter un appartement dans le seul but de vous faire la conversation ? »

Harry sourit tranquillement.

OOO

« Il est probablement plus âgé que moi, dit Harry. Deux ou trois ans.

– Qu'est-ce qui te fais dire ça ? demande Ernie en fronçant les sourcils.

– Je ne sais pas exactement, répond-il. Le fait qu'il soit un Animagus. Ça prend plusieurs années, et avec la guerre qui se préparait, je ne sais pas comment il aurait eu le temps. Ou peut-être la façon dont il voit les choses, avec recul, comme s'il avait été là, mais en spectateur éloigné. Non concerné. Oh, je sais pas !

– Harry, même si on était sûr et certain que c'était un Serpentard, on ne pourrait pas découvrir qui il est, fait Hermione en secouant la tête. Le seul renseignement fiable qu'on a, c'est qu'il a de l'argent. Et tu sais le nombre d'élèves, et de Serpentards, qui sont considérés comme étant riches !

– Je sais, soupire le Gryffondor.

– Si encore tu avais sa signature magique, remarque Ernie.

– Il la cache, répond Harry. Il n'est pas idiot.

– Ne te prends pas la tête sur ça, dit Terry Boot. Pour l'instant, le boulot qu'il fait est impeccable ! Nos plans marchent du feu de Dieu !

– Harry ? »

L'interpellé se retourne et sourit à Neville. Le jeune homme fait entrer son fauteuil roulant dans la pièce.

« Sirius va bientôt partir.

– J'arrive, murmure Harry, le regard assombri en le suivant à l'extérieur.

– T'inquiète pas, le rassure Neville. Ça va bien se passer !

– Je sais. Comment tu t'en sors ?

– Bien ! Le professeur Snape et Madame Chourave disent que je pourrais bientôt me tenir debout.

– Tant mieux ! Et la prochaine fois que t'auras envie de te faire l'Escadron Ecarlate tout seul, évite ce genre de plaisanterie, ok ? »

Neville se met à rire puis laisse Harry aller dire au revoir à son parrain.

OOO

L'espion entre dans la pièce en silence. Harry n'a pas allumé la lumière. Il s'est recroquevillé sur le canapé et ne bouge pas.

« C'était une erreur stupide », dit le serpent calmement.

Harry ne répond pas. Il pense aux corps pris dans l'explosion. Il pense à Remus qui ne se réveillera peut-être pas, à Eloïse Midgen qui n'ouvrira plus jamais les yeux, à Charlie Weasley qui risque de ne plus jamais marcher et de perdre ses dragons, à Justin qui restera aveugle, au beau visage brûlé de Fleur Delacour.

« Ils n'auraient même pas dû être là, continue l'espion. C'était un piège grossier. Qu'est-ce qu'ils faisaient à cet endroit ? »

Harry pense aux larmes de Ginny devant Charlie, aux lettres de condoléances qu'il va falloir écrire. Il pense au soulagement coupable de savoir que Sirius est en sécurité en Argentine pour négocier une alliance, que Ron ne se battait pas sur ce front-là, que Hermione n'était pas au combat.

Il pense à Remus, peut-être mort maintenant.

« Ne pleurez pas. Si vous pleurez à chaque fois que des gens meurent, vous n'avez pas fini. Et vous deviendrez fou avant la fin de la guerre.

– C'est si je ne pleure pas que je vais devenir fou », murmure Harry.

La tête cachée contre ses genoux, il ne voit pas la lumière disparaître dans la pièce. Mais lorsque deux bras le tirent contre un corps, il se laisse faire et enfouit son visage au creux du cou de l'autre, se laisse bercer parce qu'il n'y a personne pour le voir et que de retour à Poudlard il n'aura pas le droit de montrer sa détresse.

Les bras le réconfortent en silence, lui donnent un endroit où pleurer. Le tissu de ses vêtements est doux, comme de la soie, la peau étrangement fraîche.

Lorsque Harry reprend le contrôle de lui-même, une vague d'embarras le traverse comme une gifle. Il garde le silence un moment, puis :

« Si vous vouliez bien oublier ce qu'il vient de se passer, je vous en serais éternellement reconnaissant... » murmure-t-il.

L'autre ne répond rien mais écarte les mèches du front de Harry d'un geste bizarrement tendre. Harry ferme les yeux.

OOO

« Fais pas cette tête, Harry, plaisante Charlie. C'est pas un petit boitement qui va me pourrir la vie, tu sais ?

– Te connaissant, tu vas réussir à inventer une histoire invraisemblable pour impressionner les filles, fait Ron.

– Parce que tu trouves que « je me suis écrasé avec un Magyar à pointes sur une armée de Mangemorts », c'est pas assez impressionnant ? demande Harry.

– Vu sous cet angle... Au fait, t'as réussi à convaincre Sirius de rester en Argentine ?

– Moi, non, répond Harry. Il a fallu que Remus lui parle par cheminée interposée pour qu'il accepte de croire enfin qu'il allait bien !

– Mettez-vous à sa place, intervient Hermione. Je réagirais pareil si Ron avait été dans le coma !

– Bon à savoir, observe Ron. Quoique si tu découvrais au même moment la version originale dédicacée de l'Histoire de Poudlard, je suis pas sûr d'être prioritaire...

– Imbécile ! »

OOO

« Raaaaaah ! s'exclame Harry en se laissant tomber sur le canapé. Je l'avais presque !

– Vraiment ? » sourit le serpent.

Harry lui jette un coup d'½il plein de reproches.

« Vous en doutez ? »

Il se met en tailleur.

« J'étais à ça de l'avoir. Il m'a littéralement glissé entre les doigts. C'est plus facile d'attraper le Vif d'or que Malfoy ! Enfin bon. On l'a quand même empêché de cambrioler Gringotts. Manquerait plus qu'il nous pique la dernière amulette de protection de Poudlard !

– Vous continuez à jouer au Quidditch ? demande l'espion.

– Non, je n'ai plus le temps, répond Harry avec une pointe de mélancolie. J'aurais bien aimé être Attrapeur professionnel...

– La guerre se finira bien un jour.

– Oui. »
Le ton de Harry a été léger.

« Vous ne croyez pas survivre, n'est-ce pas ? » fait le serpent.

Harry hausse les épaules, sourit d'un air un peu lointain.

« Vous penseriez survivre, à ma place ? Franchement, regardez-moi... Si Dumbledore ne peut pas tuer Voldemort, que voulez-vous que moi je fasse ? Si j'arrive à le tuer, c'est parce que je serai mort avec lui. Et que les autres l'auront achevé derrière moi...

– Ne soyez pas ridicule. Bien sûr que vous tuerez Voldemort. Et vous survivrez. »

Harry lui jette un coup d'½il surpris.

« Je ne m'attendais pas à vous entendre dire ça.

– Vous ne pensiez pas que je crois en vous ?

– Non. Vous n'êtes pas le genre à croire à une cicatrice sur un front.

– Je crois en votre regard.

– Alors nous sommes condamnés. Je suis myope comme une taupe, vous savez ? »

OOO

« L'attaque se fera sur le Chemin de Traverse, dit Harry.

– Il faut évacuer, intervient immédiatement le professeur McGonagall.

– Ou utiliser l'amulette de protection destinée à Poudlard, fait Severus Snape.

– Et laisser l'école sans protection ? proteste Remus.

– Qu'est-ce que ton contact t'as dit, Harry ? » demande calmement Dumbledore.

Harry croise les bras.

« Qu'il y aura l'Escadron Ecarlate, les Dragons Noirs, les Détraqueurs et l'Ombre Blanche. »

Il a presque grondé le dernier nom.

« Les Détraqueurs ? répète Sirius.

– Ça ira, Sirius. Je maîtrise, maintenant ! dit son filleul avec un sourire. Vous ne pouvez pas me laisser en dehors de cette bataille.

– Il n'en est pas question, Harry, répond Dumbledore. Rassure-toi. Pour en revenir au Chemin de Traverse et à l'amulette, Severus, pouvez-vous préparer une seconde potion de protection pour une nouvelle amulette ?

– Si j'ai les ingrédients nécessaires, oui.

– Monsieur Londubat et le professeur Chourave s'occuperont de ça. Harry, sois gentil, va donc chercher notre petit groupe de stratèges.

– Tout de suite, professeur... »

Ils le regardent partir en silence, puis Snape lève la voix :

« Son obsession pour l'Ombre Blanche risque de le mettre en danger, et d'autres avec lui.

– Harry a pris le choix de Draco Malfoy comme un affront et un échec personnels, dit Dumbledore. On ne peut pas lui reprocher de vouloir "réparer" son erreur.

– Vous croyez donc qu'il s'agit bien Draco Malfoy ? »

Ils ont tous été présents lors de la première confrontation entre Harry et l'Ombre Blanche. L'Ombre se déplaçait en balai. La scène a été impressionnante, comme si Harry avait littéralement senti Draco Malfoy sous le masque de l'Ombre Blanche. Il a hurlé le nom de son rival, puis s'est envolé droit sur le Mangemort.

Il a fallu Ron Weasley et Seamus Finnigan pour le ramener. Plus tard, il a juré que cette façon de voler et de se battre étaient exactement celles de Draco Malfoy.

Dumbledore sourit paisiblement.

« Je crois Harry », répond-il.

Tard dans la nuit, après que des plans et des plans de secours ont été faits, Dumbledore a pris Harry à part.

« Est-ce que notre contact sera présent à la bataille ? »

Le regard du jeune homme s'est assombri. « Oui. »

OOO

Harry a volé à l'appartement dès la fin de la bataille. Il ne pense pas que l'Ombre Blanche lui a encore échappé. Il ne pense pas que c'est le milieu de la nuit et que l'espion ne sera pas là, qu'ils n'ont pas rendez-vous.

Il pense qu'ils ont complètement détruit le camp adverse, défait les Mangemorts au point qu'ils se sont enfuis en pleine panique. Que certains sont morts et que son espion était peut-être parmi eux.

Harry entre dans l'appartement vide. Le c½ur battant de panique, épuisé par le combat et l'angoisse, il s'effondre sur le lit, laisse la porte de la chambre ouverte, au cas où son espion viendrait.

Il s'endort sans s'en rendre compte mais se réveille peu de temps après, il y a une présence près de lui, une main lui caresse le front.

Harry se redresse dans l'obscurité totale et suit le bras jusqu'au corps, longe le corps jusqu'au visage. Les doigts tremblants, il frôle les traits du visage, le nez fin, les yeux qui ne se ferment pas sous le toucher fragile, les pommettes et les joues, le creux du menton, le contour des lèvres douces, et sent le souffle qui s'est accéléré.

Il descend les mains le long de la gorge, des bras, caresse avec prudence le dos, puis le torse sous la soie des vêtements. Les jambes n'échappent pas à l'examen minutieux.

Puis Harry, soulagé, rassuré, se met à genoux sur le matelas et passe les bras autour des épaules de son espion, enfouit le visage dans son cou, les longs cheveux lui chatouillent les joues.

« J'avais peur que nous ayons à nous affronter, murmure-t-il. J'avais peur que vous soyez blessé, tué. »

Les bras lui entourent la taille, le serrent avant de l'allonger sur le lit. Les yeux de Harry s'agrandissent mais il ne fait aucun geste pour l'en empêcher.

Il lui retire ses lunettes, puis semble ne plus bouger et Harry se rappelle que lui peut voir dans cette obscurité, peut le regarder tout son saoul. Le c½ur d'Harry s'accélère, les doigts touchent ses lèvres, puis la bouche l'embrasse, doucement, puis passionnément et il répond au baiser, sans réfléchir plus.

Il sait qu'il n'y aura pas de paroles dites, son espion ne parle pas sous sa forme humaine, mais il n'y a pas d'ambiguïté non plus sur ce qu'il va se passer, pas de fausse innocence.

L'espion vérifie à sa manière que Harry s'est sorti indemne de la bataille, il déboutonne la chemise comme il l'a fait quelques mois plus tôt, pas tout à fait avec les mêmes intentions, déshabille jusqu'à ce que le jeune homme aux yeux verts soit nu devant lui et Harry oublie qu'il ne voit rien. Ce n'est pas le regard qui importe, mais les sensations. À son tour, refusant de rester passif, il déshabille comme il a été déshabillé, caresse comme il est caressé, plus peut-être : lui ne voit pas, il veut, il a besoin de se rappeler du corps de son amant, voudrait déjà le connaître par c½ur, à la fois pressé et désireux que cela dure éternellement.

Un instant, il s'arrête, empêche son espion de le toucher. D'un geste plein de précautions, Harry s'empare du bras de son amant qui sursaute, mais ne l'arrête pas. Harry caresse la peau douce du bras, chatouille le creux du coude, puis ses doigts touchent la marque des Mangemorts.

L'espion veut s'écarter mais Harry ne le laisse pas faire et ses lèvres suivent le chemin de ses doigts. Il dépose des baisers tendres tout le long, avant que sa bouche frôle la marque.

Son amant se raidit, pose une main sur son visage, mais Harry ne fait pas attention. Il couvre la marque de petits baisers jaloux, comme pour l'effacer, retirer le pouvoir que Voldemort possède sur son espion, et le garder pour lui, rien que pour lui.

Par ses caresses, Harry fait naître de la marque douloureuse un plaisir inhumain.

Arrive le moment où il a poussé son amant à bout, ce dernier le renverse sur le matelas, Harry est dévoré par la bouche qui veut le distraire de la brûlure en lui, qui pourrait le déchirer s'il n'y avait pas le plaisir après pour la lui faire oublier.

Il croise les jambes autour des hanches de son amant pour le garder plus longtemps en lui, et lui mord l'épaule presque au sang pour ne pas crier.

C'est un acte d'amour étrange, fait de gestes et de tendresse dite par les mains, les seuls bruits sont des soupirs, leurs respirations rapides, haletantes.

Un amour consommé en silence dans un monde où les mots que l'on prononce sont le plus souvent dits pour tuer.

Ils restent l'un contre l'autre, essoufflés, épuisés, émerveillés. Harry ferme les yeux en sentant un doigt tendre suivre les lignes de sa cicatrice, et passe une main dans les cheveux longs et désordonnés, presse son espion contre lui, jusqu'à ce qu'il s'écarte doucement. Harry frissonne sans la chaleur de l'autre corps, l'étrange sentiment de sécurité qu'il lui a donné, et se colle contre lui pour les retrouver. Un bras l'entoure, lui caresse le dos.

Harry s'endort, et se réveille seul.

La lumière de la fin de matinée envahit l'appartement. Sur la table de la pièce principale, il y a un pain au chocolat et un mot griffonné comme à la hâte.

Je dois y aller. J'essaierai de te contacter le plus tôt possible. Dors tant que tu peux, et mange avant de repartir à Poudlard. Je ne te veux pas sur ce balai sans rien dans le ventre ! Au fait, tu peux féliciter ton ami Weasley : Lucius Malfoy est mort de ses blessures pendant la fuite.

Harry prend le pain au chocolat et le grignote d'un air pensif en relisant le mot. Puis un sourire étrange et satisfait lui étire les lèvres. « Imbécile », murmure-t-il.

OOO

« Je suis un putain de génie, déclare Ron, et toi un Merlin d'abruti.

– Je sais, marmonne Harry.

– Tant mieux. Si tu nous fais encore le coup de disparaître et découcher sans rien dire comme ça, je te fais bouffer ton balai par les brindilles avant de laisser Hermione et Sirius te démembrer et te jeter à Remus un soir de pleine Lune. Pigé ?

– Pigé.

– Bien. Maintenant, allons donner une fête en l'honneur du Dieu vivant qui a envoyé Lucius Malfoy cirer les pompes de Satan.

– À vos ordres, ô grande et géniale divinité... »

OOO

Ce n'est pas facile. Ils se disputent souvent. Harry veut qu'il abandonne son rôle d'espion et passe officiellement du côté de l'Ordre du Phénix.

Il refuse. Sa tâche n'est pas encore terminée, et il est plus utile comme espion que comme transfuge.

Harry veut qu'il arrête de se cacher sous sa forme Animagus et lui parle sans ce stupide sort qui l'empêche de s'exprimer lorsqu'il devient humain.

Il refuse. Pas avant la fin de la guerre. Pas avant que tout soit terminé.

Deux jours avant l'attaque de Voldemort sur Poudlard, l'ultime bataille qui décidera du destin du monde, il retient Harry dans ses bras pour ne pas qu'il y aille.

« Je survivrai, promet Harry. Je survivrai si tu me jures que tu viendras me chercher après. »

L'hésitation est palpable. Harry s'écarte.

« Si tu ne me promets pas ça, je ne réponds de rien. »

La promesse est scellée par un baiser, mais Harry trouve un mot dans la poche de sa cape.

Je viendrai te chercher quand j'aurais retrouvé mon nom et ma fortune, quand j'aurais de nouveau quelque chose à t'offrir.

Harry jure comme il ne devrait pas.

« Stupide orgueil. »

OOO

Alors, comme le Destin l'a voulu, Harry Potter a vaincu Voldemort, peut-être parce que lui n'a pas construit sa vie sur une enfance sans amour.

Et comme l'espion d'argent l'a voulu, Harry a survécu, après trois semaines de coma dues au choc de la disparition de son lien mental avec le Seigneur des Ténèbres.

Il est temps maintenant de punir les fauteurs de troubles, et les procès de Mangemorts n'en finissent pas.

Aujourd'hui, sept personnes sont sur le ban des accusés.

Cinq ont été envoyés à Azkaban, purgée des Détraqueurs, mais toujours aussi imperméable.

Un a été innocenté.

Le septième est en cours de jugement.

Draco Malfoy sera probablement envoyé à Azkaban, mais il reste droit. Ses cheveux sont coupés impeccablement, son regard orgueilleux, sans peur, son port fier.

Dans le public, Ron et Hermione surveillent Harry de peur que leur ami ne perde patience et en finisse lui même avec son ennemi. Même Ron s'est senti dépassé par la fureur que provoquait chez Harry le nom de Draco Malfoy pendant la guerre.

Mais Harry est parfaitement calme, presque détendu. Son regard ne révèle rien.

« Harry Potter est appelé à la barre en tant que témoin. »

Ce n'est pas la première fois, les autres membres de l'Ordre du Phénix ont eu leur rôle à jouer aussi. Harry se lève calmement et se met à la barre, sans un regard pour son ancien rival qui lui-même n'a pas battu un cil à ce nom. Il absorbe la demi-goutte de Veritaserum qui l'empêchera de mentir.

« Monsieur Potter, commence le juge Blancsec, vous avez soutenu pendant la guerre que Draco Malfoy était un Mangemort. Le croyez-vous toujours ?

– Oui », répond Harry.

Un sourire amusé joue au coin des lèvres de Draco.

« Qu'est-ce qui vous fait affirmer une telle chose ? demande le juge.

– Il me l'a dit », répond Harry.

La stupéfaction qui parcourt la salle n'est rien face à l'air sidéré de l'accusé qui manque de s'étrangler.

« Il vous l'a dit, répète le juge après un coup d'½il à Draco Malfoy qui a l'air aussi désorienté que tout le monde par la déclaration de Harry Potter. Quand et à quelle occasion ?

– Il y a un an et demi lorsqu'il est devenu espion pour le compte de l'Ordre du Phénix. »

Harry ne semble absolument pas perturbé par la bombe qu'il vient de faire exploser au milieu de la salle. Le juge a extrêmement de mal à faire revenir le silence, l'accusé est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

« Oh, toi ! finit-il par crier en secouant la tête.

– Me dis pas que c'était lui ?! hurle Ron Weasley, horrifié.

– SILENCE ! »

Le calme revient enfin. Le juge, rouge, se tourne de nouveau vers Harry.

« Pouvez-vous nous relater ce qu'il s'est exactement passé ?

– Nous avons reçu un message codé de quelqu'un qui demandait à me rencontrer. Je suis allé au rendez-vous avec Gregory Goyle et Ernie MacMillan. J'y ai rencontré Draco Malfoy sous sa forme Animagus qui souhaitait trahir Voldemort et devenir espion pour le compte de l'Ordre du Phénix.

– Animagus ? répète Blancsec.

– Oui. Draco Malfoy est un Animagus non enregistré. Un serpent lunaire, pour être précis. C'est pour ça qu'il voulait parler à moi seul, puisque tout le monde sait que je suis Fourchelang.

– Mais monsieur Malfoy ne pouvait pas vous parler sous sa forme humaine ?

– Monsieur Malfoy souhaitait garder l'anonymat.

– Pour quelle raison ?

– Dans un premier temps, parce qu'il savait parfaitement que je lui enverrais mon poing dans la figure avant même de l'écouter, et qu'il désirait probablement garder sa dentition intacte, et dans un second temps parce qu'il savait parfaitement que je lui enverrais mon poing dans la figure pour ne pas me l'avoir dit plus tôt. »

Draco lève les yeux au ciel et marmonne quelque chose que personne n'entend.

« Heu... bien, d'accord, fait le juge, sourcils haussés. Vous n'avez donc jamais vu monsieur Malfoy sous sa forme humaine.

– Jamais vu, non, répond Harry, avec insistance sur le « vu ».

– Comment pouvez-vous alors affirmer qu'il s'agit bien de lui ? »

Harry sourit d'un air un peu étrange.

« Nous avons passé sept ans à nous détester, monsieur le juge. Je reconnaîtrais Draco Malfoy sous n'importe lequel de ses déguisements. »

Le juge se tourne vers Draco qui a de nouveau levé les yeux au ciel.

« Monsieur Malfoy, pouvez-vous nous confirmer les dires de monsieur Potter ?

– Je confirme, acquiesce Draco d'un air passablement ennuyé.

– Pouvez-vous prendre votre forme Animagus un instant ? »

Avec un soupir, Draco se change en serpent. Un reptile long et fin, d'une étrange couleur argenté.

Sa robe est pure.

Sans marque.

« Harry, toi et moi il va falloir qu'on discute, siffle-t-il avant de reprendre sa forme humaine.

– Merci monsieur Malfoy. Monsieur Potter, pouvez-vous nous parler de l'efficacité du travail effectué par l'accusé ?

– Monsieur le Juge, dit doucement Harry. Draco Malfoy était l'un des Mangemorts les plus hauts gradés. Par conséquent, les renseignements qu'il nous a transmis au péril de sa vie nous ont permis de nous préparer pour un bon nombre d'attaques, et de sauver des centaines de vie, autant parmi les combattants que parmi les civils. »

Les questions qui suivent ne sont que pour le principe.

Draco Malfoy est acquitté, sous la condition de déclarer son Animagus.

OOO

Un mois est passé.

Harry s'est installé dans l'appartement qu'il a partagé avec son espion et attend que Draco veuille bien se décider à venir discuter.

Harry refuse de faire le premier pas.

Draco a promis de venir le chercher. Une promesse est une promesse.

Harry s'est fait taper dessus par Ron pour avoir gardé le secret de l'identité de l'espion. Le rouquin a encore un peu de mal à admettre qu'ils ont gagné en partie grâce à Draco Malfoy, mais il s'en remettra.

Harry n'a pas jugé bon de parler tout de suite de sa relation avec Draco.

Une seule bombe à la fois.

Mais si cela continue, il n'y aura pas d'autre annonce cataclysmique. Draco n'a pas l'air de vouloir venir. Harry perd espoir.

Puis Draco frappe poliment à la porte un soir, Harry lui ouvre avec un regard accusateur.

« C'est bien la première fois que tu frappes avant d'entrer. »

Draco hausse les épaules, mal à l'aise. Harry le laisse pénétrer dans l'appartement.

« Tu es en retard, dit-il sans hausser le ton.

– J'avais des choses à régler. Comme t'expliquer à ma mère. Et puis je n'étais pas sûr de l'accueil. Je t'avoue que l'idée du poing dans la figure ne m'enchante pas...

– Tu le mérites. »

Draco attrape Harry par le bras et l'embrasse sans préambule.

C'est un baiser passion, un baiser "officiel".

« Comment tu as deviné ? murmure Draco. J'étais persuadé de n'avoir fait aucune erreur.

– J'aurais dû le deviner plus tôt, mais j'étais tellement furieux après toi... En fait, c'est ton écriture, imbécile ! T'as écrit de la main gauche, exactement comme quand tu m'envoyais des lettres de menace anonymes à l'école.

– Tu te fiches de moi ?

– Non ! En plus, ton commentaire à propos de manger avant de voler. Comme en sixième année, lorsque j'ai fait une crise d'inanition en plein match et qu'on a dû le reporter. J'entends encore ta voix furieuse parce que vous meniez, pour une fois : « Bon sang, Potter, on t'a jamais appris à manger avant de monter sur un balai pour un match ?? ». Et puis après ça, j'ai juste été un peu plus attentif pour confirmer. La façon dont tu t'exprimes. La façon dont tu fais l'amour.

– Pardon ? »

Harry se met à rire doucement.

« Tu fais l'amour comme tu fais tout, Draco. Avec possessivité et en voulant toujours dominer.

– Vraiment ? murmure Draco.

– Vraiment, répond Harry », cloué par son regard.

Draco l'entraîne dans la chambre pour le vérifier immédiatement.

Ils font l'amour en pleine lumière, les yeux de Harry affamés de pouvoir enfin regarder Draco, la voix de Draco affamée de pouvoir enfin prononcer son nom.

Harry caresse le bras de Draco. La marque a disparu en même temps que Voldemort. Il ressent une stupide satisfaction à savoir que Draco n'est plus qu'à lui.

« Tu sais, murmure Draco, je n'étais pas sûr que tu viendrais au rendez-vous...

– Moi non plus, répond Harry. Je n'étais pas sûr que tu tiendrais ta promesse.

– Un Malfoy tient toujours ses promesses. »

Harry se met à rire, moqueur, Draco l'embrasse pour le faire taire.

Ce ne sera pas facile.

Il y aura des discussions et des disputes, sept ans de rivalité à dépasser, Ron Weasley à convaincre, Narcissa Malfoy à rencontrer. Il faudra qu'ils apprennent à ne pas vouloir changer l'autre, et à l'accepter tel qu'il est. À vivre ensemble

Il y aura le monde des Sorciers à affronter, un monde certainement pas prêt à comprendre pourquoi Draco Malfoy, ex-Mangemort et fils de Mangemort tient la main de Harry Potter.

Mais ça ira.

Les premiers pas sont faits.


FIN.



ART : Lyle

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 06:18

Modifié le vendredi 15 août 2008 10:22

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----------------------------------------'----Lie to me with Sincerity
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J'aimerais ne plus me souvenir de mon nom

Oublier la pâleur morbide de mon existence

Ne plus être conscient de l'enjeu de cette dernière bataille

Ignorer l'existence de tous ces hommes suppliciés

Ne plus sentir cette cicatrice sous mes doigts écorchés

Etre un autre, l'espace d'une nuit seulement

Tes yeux me déshabillent du regard avec condescendance

Tes mains caressent le velours rouge de l'accoudoir sculpté

Un sourire effleure tes lèvres quand les derniers mots de Dumbledoresonnent dans cette pièce

Le serpent a prêté serment à la lumre, délaissant l'obscurité de son héritage

Tu es le seul qui ne me regarde pas avec fier

Tu es le seul qui n'attend rien de moi, en réalité

Les grands magistrats, ministres et hauts placés se lèvent

Quittent la pièce, le sourire aux lèvres

Rires de connivence, poigs de main assurées

Ils sont tous certains que je viendrais à bout de la menace

Eux, qui ne parviennent toujours pas à prononcer son nom devant une glace.

Je desserre ma cravate, fin du spectacle

Je m'avance vers toi parmi la foule d'invis

Tu restes immobile, perdu dans tes pensées

Je me penche lérement à ton oreille, enroulant mes doigts autour de ta cravate

Tu finis de boire un cocktail aux senteurs épies

Je t'ordonne plut que te demande, de me suivre par ces simples mots

« Viens et baise moi »

Tu hausses un sourcil, charmeur

Je resserre mes doigts autour de ta cravate et me redresse

Tu te relèves au moment où je commence à tirer

« Viens et mens moi »

Un sourire caresse tes lèvres avec sensualité

Tu déposes ton verre sur un plateau à proximi

Et tu me suis silencieusement

Tes doigts glissent discrètement autour de ma taille

Tu m'entraînes peu à peu dans l'antre du diable

Quelques mots latins schappent d'entre tes lèvres

Je sens déjà le froissement d'un drap sous mon dos

Tes doigts glissent le long de ma gorge et déroulent lentement ma cravate

Ton souffle caresse mon cou et remonte le long de mon visage

Tu inclines lérement la tête pour venir à l'encontre de mes lèvres

Ma main glisse contre ta bouche pour interrompre ton geste

« Dis moi que tu m'aimes »

« Je t'aime »

Mes doigts descendent le long de ton ventre, effleurent ta braguette

« Dis moi que je suis le seul pour toi »

« Tu es le seul pour moi »

Mes yeux rencontrent à nouveau le reflet impassible des tiens

Ta main glisse le long de ma hanche et tu commences à m'embrasser langoureusement

Je resserre mes bras autour de ton cou et me presse contre toi

Ta langue ne tarde pas à se faufiler entre mes lèvres

Tu cherches, tu fis, tu prends, tu embrases

Tu tepares de moi l'espace d'une seconde

La respiration haletante

Tu déposes un baiser sur la pointe de mon menton et reprends à nouveau possession de ma bouche

Les expériences laissent une empreinte durable

D'autant plus que tu es ma première expérience dans ce domaine là

Tes doigts s'aventurent dé entre mes cuisses et le long de mes reins

La paume de ta main remonte lentement le long de mon torse

Ton regard se fait impétueux et tu savoures cette puissance que tu as sur moi

Sans un mot de plus

Car les mots prononcés une fois ne signifie pas beaucoup pour toi

Un sourire courbe tes lèvres à la saveur de gingembre

Tu me voles un baiser plus farouche, plus résolu qu'auparavant

Mon genou se plie doucement, ma hanche frotte contre la tienne

L'une de tes mains s'hasarde sous le tissu, frôle ma peau dangereusement

Tes doigts sont glacés et me font frissonner discrètement

Les boutons de ma chemise sautent un à un, sous ta main assurée

Le velours caresse mes épaules avant de retomber au bas du lit dans un bruit sourd

Ta langue s'égare le long de mes clavicules et redessine mes abdominaux

Tes doigts glissent sous la ceinture de mon pantalon et me font me cambrer furieusement

Tu esquisses un sourire et scelles tes lèvres contre les miennes, une énième fois

Tu me murmures à l'oreille que la vie ne vaut rien mais que rien ne vaut la vie

Ta main m'implique progressivement un mouvement de va-et-vient

Alors que le mensonge m'enivre peu à peu

Je chasse une courte mèche blonde retombant devant tes yeux

Mes yeux croisent un instant tes prunelles ténébreuses

Ton regard m'a toujours semblé inchiffrable

Tu resserres tes doigts autour de mon membre, m'arrachant unmissement

Il serait illusoire de croire que tu fais cela dans l'unique but de me satisfaire

La croyance est la voie de l'innocence

Et quand je dis innocent, je devrais dire naïf

Sans doute, éprouves-tu un sentiment de fierté à me dominer ainsi

Tu n'as même pas cherché à refuser, à me contredire, à m'éconduire

Tu dois me trouver pattique

Il n'y a que moi pour chercher du réconfort auprès d'un ennemi

Pour mieux, en vaincre un autre

Car me si tu as ju fidélité à l'Ordre, tu reste mon ennemi à demi-mot

Je rêve juste d'amour l'espace d'une nuit et tu es le seul capable de m'y faire croire sincèrement

Car tu metestes au-delà de mon nom alors que les autres ne m'aiment que par mon nom

Ton souffle se mélange au mien une nouvelle fois

« Mens moi, mais fais le avec sincérité »

Un sourire ourle tes lèvres amusées

Tu poses un baiser sur la pointe de mon nez avant de faire glisser mon boxer jusqu'au sol

Ta langue sillonne alors mon érection et mon corps se consume peu à peu sous tes lèvres

J'ai chaud, j'ai froid, les deux à la fois

Mes sens papillonnent sous ta salive et ma respiration devient saccadée

Fais moi écouter, juste une minute, fais moi sentir, fais moi voir, fais moi penser

Qu'il y a un peu de véridans tes caresses, dans tes baisers, dans tes sourires, dans tes regards

Tes attouchements s'accérent, mon endurance se fait éphémère

Mon imagination semble soudain désuète à côté de la réalité

Car ce genre de pratique ne s'imagine pas mais se vit

Je me libère brusquement entre tes lèvres, comme une sensation de calme avant la tempête

Tu ne rechignes même pas et t'essuies le coin de la bouche

Tes doigts courent le long de ta cravate, que tu dénoues lentement

Tes mains détachent un à un les boutons de ta chemise avant de la délaisser à côté de la mienne

Tu administres le me sort à ton pantalon, sans me quitter des yeux un seul instant

ducteur impudique, serpentard au coeur de glace

Ton boxer ne fait pas exception à la règle et rejoint le mien au pied du lit

Je te contemple silencieusement, mordant ma lèvre inférieure

Tu aimes sentir mon regard sur ta peau nue, j'en suis certain

Et si je ne te détestais pas autant, je pourrais presque reconntre ta beauté

Seulement la beauté n'est qu'un artifice, tout comme la vérité

Ton regard s'obscurcitrement

Ta peau fle doucement ma peau

Tes mains s'aventurent lentement au creux de mes reins

Tes lèvres caressent fiévreusement mes lèvres

La contrevérité a un gt d'aphrodisiaque à tess

Et je me surprends à aimer ce mensonge avec toi

Ma jambe glisse contre ton dos et tu laisses échapper un gémissement

Ton érection se fait impatiente

Ton souffle irrégulier frôle ma bouche

Tes doigts effleurent les courbes de mes fesses lentement

Un sortilège succinctsonne dans l'air

Je rabats ma jambe contre ta hanche spontament

Tu ne dis pas un mot

Ne me promet pas que ça ne fera pas mal

Les promesses faites par commodité ne sont pas nécessaires

J'ai appris à m'en méfier car elles affirment souvent le contraire

Ta main repose contre ma hanche

Tu me regardes en silence, incis

Puis, tu te saisis de mes lèvres avec élan

Et tu entres en moi entièrement

Je ne peux retenir un gémissement de douleur

Bientôt étouffé par ta bouche contre ma bouche

Tu t'abaisses à mon oreille et me murmure doucement :

« Il faut gémir c'est vrai, mais en cadence. »

J'esquisse un sourire à cette remarque

Tu cherches à me détourner de la douleur, à ta manière

Sans mièvreries ou promesses fortuites

Juste une ironie qui te qualifie toute entière

Tu commences à remuer à l'intérieur de moi

Lentement

Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a d'agréable dans cet acte

Je plisse légèrement les yeux pour retenir mes larmes

La douleur me submerge alors que le plaisir est infime

Tu t'interromps et passe tes doigts sous mon menton

Tes prunelles brumeuses me considèrent un instant

Tes lèvres effleurent les miennes doucement

Ta langue caresse ma lèvre inférieure sensuellement

Tu t'insinues à l'intérieur de ma bouche lentement

Et tu commences à m'embrasser presque tendrement

La vériest un mot qui a perdu de son sens

Je préfère nettement tes mensonges à toute cette mascarade pompeuse

Car eux sonnent vrais et ne reposent pas sur des illusions encenes ou des attentes exhaustives

Leur présomption me fait douter de jour en jour sur mes prédispositions dès le berceau

Ma puissance ne repose peut être que sur une partie de sa propre puissance

Et ce n'est pas quelques sifflements ou sortilèges sans baguette, qui m'épargneront la déchéance

La vérité est devenue seulement à moit vraie

Tu es différent d'eux car tu ne crois qu'au hasard

Tuprises plus que tout « mes tours de passe-passe »

Ta main descend le long de mon ventre et me calque au rythme de tes mouvements indolents

Une goutte de sueur roule le long de ton front et redessine l'arrête de ton nez

Elle vient ensuite se perdre entre nos baisers assoiffés

Tes impulsions régulres font diminuer la douleur de ton intrusion

Je m'habitue peu à peu à ta présence à l'intérieur de moi

Tu luttes pour ne pas céder à tes pulsions effrénées

Ta fougue transparaît uniquement par tes baisers enthousiasmés

Instinctivement, je me cambre un peu plus contre toi

Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres et tes doigts se resserrent autour des draps

Tu commences à te mouvoir avec plus de précision

Tes coups de reins sont de moins en moins espacés

La douleur s'est estompée et laisse place à une étrange sensation de plaisir

Ta respiration est devenue haletante

Tes gestes sont plus soutenus

Une chaleur se fait oppressante à l'intérieur de mon ventre

Mes mains glissent le long de tes épaules

Et mes ongles te griffent superficiellement

Tu murmures mon prénom et prolonges tes aller et venue en moi

Tu te retires

Tu me nètres

Inlassablement

Mes lèvres saignent sous l'ardeur de tes baisers

Nos respirations ne font plus qu'une

Ton regard est orageux, le mien se trouble

Un plaisir indescriptible m'envahit

Je resserre mes jambes au creux de ton dos pour ne plus laisser le moindre écart entre nos deux peaux

Tu gémis mon prénom et glisses tes doigts entre mes cheveux indisciplinés

Tu t'empares de mes lèvres de manière farouche et m'embrasses avec toute la rage qui t'habite

Tes coups de reins s'accérent, m'arrachant plusieurs gémissements

Tes doigts s'enlacent entre les miens et tes mèches blondes caressent mon visage

Tu te libères brusquement à l'inrieur de moi dans un cri rauque presque animal

J'entends ton coeur battre à toute vitesse

Ton front accolé contre le mien

Tes lèvres à quelques centitres à peine des miennes

Tes paupières fermées de manre sereine

Tu m'embrasses une dernre fois avant de te laisser rouler sur le

Tu retombes sur le matelas et me frôles

Je remonte le drap sur moi, j'ai soudain froid

Tu contemples un moment le plafond sculpté de la chambre

Ta respiration reprend peu à peu un rythme régulier

Tu penches ton bras vers le tiroir de la table de nuit, l'ouvres et en sors un paquet

Une cigarette ne tarde pas à me narguer au coin de tes lèvres que tu allumes avec un briquet moldu

Tu inspires une bouffée et la rejettes peu après

L'odeur de nicotine frôle mes narines et me donne envie de vomir

Mes doigts forment soudain un cercle autour de l'embout embrasé

Ta cigarette s'éteint aussitôt sous ton regard contrarié

D'un geste de la main, le tiroir s'ouvre

Le paquet, le briquet et la cigarette retombent à l'inrieur sans crier gare

Une clé appart pour verrouiller la table de nuit

Elle s'envole aussitôt et disparaît au creux de ma paume

Tu hausses un sourcil, un semblant déconcerté

Tu te penches vers le bas du lit et cherche quelque chose dans la poche de ton pantalon

Tu en sors un autre paquet de manre désinvolte

Un sourire victorieux naît sur tes lèvres lorsque par un « Incendio » tu en allumes une nouvelle

Tu inspires à nouveau et viens recracher la fumée à quelques centimètres à peine de mon visage

Tu esquisses alors un sourire moqueur

Soudain, tu scelles tes lèvres contre les miennes et m'embrasses assidûment

Le goût du tabac envahit progressivement ma bouche à m'en donner la nausée

Tu cherches à m'énerver par ce geste et continues à m'embrasser langoureusement

Je te repousse brutalement à l'autre bout du lit, en toussant

Tu souris et ranes la cigarette à tesvres de manière provocante

Je te défis un instant du regard et tu t'en amuses

Le draps glisse et je me tourne vers le bord du lit pour partir

Tu écrases subitement ta cigarette sur la table de nuit et me rattrapes par le poignet

Tu m'attires contre toi et glisse ton bras autour de ma taille

Tu me dévisages un instant et t'apprêtes à m'embrasser à nouveau

Je plaque ma main contre tes lèvres pour empêcher tout baiser

Le gt du tabac me révulse et je n'ai pas envie de réitérer cette expérience

Tu plisses les yeux pour tenter de m'apitoyer, un brin amu

J'esquisse un sourire devant ta pâle tentative qui ne parvint à tromper que toi

Tu mordilles légèrement ma main en signe d'impatience et resserres tes bras autour de moi

« Tu crois que »

Je retire mes doigts et baisse les yeux instinctivement

« Les prédictions ne servent à rien, si ce n'est à faire parler Trelawney »

Tu t'empares de mes lèvres sans que je rechigne vraiment

Et tu m'embrasses langoureusement, avec un arrière goût de tabac

« J'aimerais juste pouvoir me vanter dans les années à venir d'avoir couché avec le survivant »

Tu t'approches de mon oreille et me chuchotes tendrement

« Et pas qu'une fois »






Ecrit par : dark.setsuna

# Posté le mardi 12 décembre 2006 13:44

Modifié le lundi 28 avril 2008 04:05